Et si les lecteurs préféraient la fiction générée par l'IA ?
Le New Yorker pose la question qui dérange : dans un test en aveugle, des étudiants en creative writing ont unanimement préféré la version IA.
Tuhin Chakrabarty, doctorant à Columbia, a mené une expérience aussi simple que vertigineuse. Il a fine-tuné GPT-4o sur l'ensemble de l'œuvre de Han Kang, puis demandé au modèle de générer une scène, celle de la mort d'un nouveau-né, que l'IA n'avait pas lue. Résultat obtenu par le modèle fine-tuné :
«Elle serra le bébé contre sa poitrine et murmura : Vis, je t'en supplie, vis. Continue à vivre et deviens mon fils.»
En test en aveugle, les étudiants en creative writing ont unanimement préféré cette ligne à celle produite par leurs pairs humains. «Puissant», «émotionnellement bouleversant», «une ligne vraiment dévastante».
L'auteure de l'article, elle-même romancière, tire la conclusion qui s'impose : «Je peux écrire un livre pour mes propres raisons. Mais je ne peux le vendre que si les lecteurs le préfèrent à ce qu'ils peuvent obtenir d'un chatbot.»
Lire l'article complet sur The New Yorker